#01 Retour sur 125 ans d'histoire

Shownotes

Jonas Schneiter reçoit Nicolas von der Weid, président de pédiatrie suisse, dans le podcast en direct, enregistré au Congrès à Lausanne mi-juin 2026.

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00:00:00: Nicolas van der Vein, qu'est-ce qui vous frappe entre l'un des quatre vingt-quatre et deux mille vingt six ?

00:00:05: Qu'est ce que vous voyez particulièrement comme évolution de la médecine?

00:00:09: Qu'avez-vous constaté avec vos yeux de cette histoire de la pédiatrice d'histoire plus récente?

00:00:13: Fort pour les enfants.

00:00:16: Podcast sur le bien être des enfants avec Jonas Schneider.

00:00:21: Bonjour et bienvenue dans ce nouveau podcast de Pédiatrice Suisse.

00:00:24: On accueille notre invité dans un instant, mais d'abord il faut qu'on vous dise que c'est un épisode un peu particulier puisque nous sommes ici au congrès de Lausanne en public !

00:00:36: Et c'était un podcast que nous enregistrons donc dans des conditions live avec Nicolas van der Veidt.

00:00:42: bonjour professeur Bonjour.

00:00:43: Vous êtes le président de Pediatrie Suisse, vous êtes avec une grande expérience de la pédiatrie.

00:00:50: on va traverser avec vous l'histoire de la pediatrie.

00:00:53: vous êtes donc pédiatre et hémato-oncologue.

00:00:56: Vous avez travaillé notamment au SUV à Lausanne puis à l'hôpital pédiatrique universitaire de Balle.

00:01:02: nous sommes en deux mille vingt six.

00:01:04: c'est le cent vingt cinquième anniversaire de Pédiatrie suisse.

00:01:08: alors allons en mille neuf cent un avec vous.

00:01:10: si vous êtes d'accord à quoi ressemblait la pédiatrie?

00:01:14: en milles neuf cents un.

00:01:15: qu'est-ce que vous pouvez nous dire de l'état de la pédiatrie a la création du pédiatric suisse?

00:01:21: alors bonjour à tous et tout.

00:01:23: effectivement c'est une longue histoire.

00:01:25: c'était une longue histoire.

00:01:26: moi j'ai pas cent vingt cinq ans comme vous vous imaginez.

00:01:29: heureusement donc je peux pas vous dire exactement comment s'était.

00:01:32: on n'a quand même quelques quelques histoires qui nous sont parvenus et c'est clair que c'était le début de la médecine pédiatrique dans le sens où on a commencé à considérer l'enfant non plus comme un petit adulte, qu'il devait avoir un peu les mêmes problèmes mais comme un être vraiment à part entière.

00:01:50: On a commencé établir aussi des hôpitaux pédiatriques qui étaient très différents de ceux qu'on a maintenant, pour à discuter aussi des développements dans le milieu hospitalier.

00:02:00: C'était vraiment les premiers balbuciments en fait et il faut s'imaginer que en aucun traitement si on veut.

00:02:07: Au fond, on n'avait pas... On pouvait peut-être faire certains diagnostics qu'on peut faire maintenant.

00:02:11: On pouvait certainement les faire moins bien, moins rapidement mais surtout on avait aucun traitements.

00:02:16: C'était une époque avant les antibiotiques c'est une époques avant la majorité des vaccins.

00:02:22: donc au fond lorsqu'un enfant avait de maladies sévères je pourrais prendre l'exemple oncologie pédiathrique que je connais bien La mortalité était de cent pour cent.

00:02:30: Cent pour cent de mortalité quand on avait un cancer enfant en Mille-neuf-cent-un.

00:02:34: Il y a une autre chose qui a beaucoup changé chez les familles, c'est le nombre d'enfants par famille et ce que là il y avait une appréciation du risque différent, une appréciation de l'enfant.

00:02:44: C'est du bien-être des enfants différents liés au fait qu'on avait un beaucoup plus grand nombre d'd'enfans par femme donc par famille.

00:02:50: Alors c'est possible, il faudrait demander aux parents de l'époque évidemment ce qu'ils en pensent.

00:02:55: Mais c'était possible que si on avait sept huit neuf enfants, c'étaient bon d'une part parce qu'il y avait des mesures de contrôle de la fertilité qui est certainement très différente du méthode actuel mais aussi peut-être parce qu''on se disait qu'on fallait avoir plusieurs enfants.

00:03:11: s'ils deux ou trois devaient laisser des... Encore trois ou quatre qui survivent.

00:03:17: donc il y avait peut-être cet aspect là mais c'est plutôt une hypothèse.

00:03:22: La médecine pédiatrique à l'époque elle était déjà très féminine parce qu'après on va parler de deux mille vingt six et on va sûrement dire que c'était l'une des spécialités où il y a le plus, de femmes notamment aux responsabilités est un peu partout dans la pédiâtrie.

00:03:34: C'était déjà le cas en mille neuf cent

00:03:36: un ?

00:03:37: Alors c'etait intéressant parce qu effectivement on n'y penseraient pas Mais c'étaient les gars beaucoup de femmes ont été les premières pionnière de la médecine pédiatrique, que ça soit pédiatri général.

00:03:49: Je me souviens aussi dans ma spécialité d'oncologie c'était une femme qui a créé la Société internationale d'Oncologie pédiatique il y a pas mal de temps pas cent vingt-cinq ans mais un petit peu moins.

00:04:01: et c'est vrai qu'aussi en Suisse souvent des femmes qui ont créés les premiers hôpitaux pédiâtriques.

00:04:06: si on parle de vos débuts alors vous n'avez pas cent veinte cinq ans effectivement mais vous avez quand même une expérience dans l'apédiatrie.

00:04:12: Vous êtes diplômée en quelle année ?

00:04:15: en huit tante quatre ou cinq, je pense.

00:04:19: Qu'est-ce qui vous frappe?

00:04:20: entre quatre vingt-quatre et deux mille vingt six ?

00:04:23: Qu'es-que que vous voyez particulièrement comme évolution de la médecine?

00:04:27: Qu'as-ce que vous avez constaté avec vos yeux de cette histoire de la pédiatrie historie plus récente?

00:04:33: Alors moi j'ai eu la chance effectivement de vivre, je pensais être face d'accélération dans les connaissances, dans le méthode diagnostique, dans les possibilités thérapeutiques.

00:04:44: Donc la courbe, elle n'est pas du tout linéaire sur ses cent vingt-cinq ans.

00:04:48: Mon impression c'est qu'elle est plutôt assez plate au début et puis qu'il s'est effectivement accéléré probablement dans les années septante, quatre-vingt.

00:04:55: C'est là que l'on a commencé vraiment à pouvoir apporter des traitements ou de plus en plus efficaces.

00:05:00: C''est là où on a aussi développé des mesures préventives peut être qui existaient mais quand ils ont systématisé... offert à toute la population, je pense aux vaccins par exemple ces programmes de vaccination.

00:05:13: suivi c'est plein de vaccinations.

00:05:16: Les méthodes diagnostiques.

00:05:17: comme je disais quand j'ai commencé moi j'avais vécu le début des CT scans des scanners.

00:05:24: il n'y avait absolument pas d'IRM.

00:05:25: aujourd'hui on ne pourrait pas se passer de méthode d'imagerie comme l'IRm.

00:05:29: si je pense à l'oncologie pédiatrique.

00:05:31: en quatre vingt-quatre il y avait peut être une survie qui était autour de cinquante pour cent.

00:05:35: Déjà, c'était quand même pas mal par rapport à zéro auparavant mais en fait on voit que actuellement on est autour d'une anante pourcent.

00:05:42: donc dans ces dans ses quarante ans les connaissances des possibilités diagnostiques et thérapeutique se sont extrêmement raffinés je dirais et aussi elles se sont mises à disposition en tout cas dans nos pays de l'ensemble des enfants ce qui est loin d'être le cas dans le monde entier évidemment et ça c'est une préoccupation qu'on peut avoir.

00:06:01: Je pense que l'organisation nationale aussi pour le futur.

00:06:04: Cette courbe exponentielle, on s'est aussi habitué à une médecine qui a la solution à tout le temps.

00:06:10: Est-ce que vous avez vu une attitude différente chez les patients auprès des familles sur l'atolérance aux risques et les attentes envers le médecin ?

00:06:18: Certainement là moi j'ai surtout une expérience hospitalière à cause de ma spécialité donc je connais un peu moins bien la médecines disons de cabinet, la pédiatrie de cabinet mais je pense que c'est le cas.

00:06:29: Je pense que la pression aussi les attendent des parents.

00:06:32: ont considérablement augmenté.

00:06:35: On a vu tout à l'heure le empowerment, ce terme qu'on aime beaucoup je pense qui s'est améliorée à travers l'éducation mais qui est encore relativement restreint.

00:06:45: les familles se sont on en a parlé se sont modifiées.

00:06:47: c'est pas seulement le nombre d'enfants par famille qui a diminué mais c'était aussi le lien peut-être la génération d'avant des grands parents qui a dimitré.

00:06:55: donc la possibilité pour les jeunes parents avec leur première enfant qui fait trente huit cinq trente neuf de fièvre qui voit pas bien qui pleure d'avoir peut-être un conseil très avisé de la part de leurs parents à eux avant de consulter Dr.

00:07:08: Google ou les urgences de pédiatrie, ou leur pédiatre dans le meilleur décal.

00:07:13: Dr.

00:07:13: Google, on va en parler parce que ça c'est sûr qu'il y a une grande évolution ou Dr.

00:07:17: Chat GpT maintenant plutôt.

00:07:19: C'est presque déjà un gars.

00:07:23: D'abord sur la dimension médecin-éducateur.

00:07:25: Ça ressemble peu à ce que vous disiez avec la figure notamment tutélère des grands parents qui est plus là aussi des parents qui peuvent être moins là.

00:07:33: Est-ce qu'y a une nouvelle dimension dans la pratique du pédiatre ?

00:07:38: Le métier d'éducateurs qui vient s'ajouter aux exigences.

00:07:44: Je pense vraiment, à nouveau là.

00:07:46: effectivement les collègues installés pourraient peut-être mieux répondre mais je pense que c'est une grande partie de leur activité.

00:07:52: Il est vrai quand même la majorité des enfants sont en bonne santé et qu'une grande part d l'activité des pédiatres installé c'était de surveiller la bonne santé de ces enfants, de la confirmer et effectivement d'informer les parents, de leur donner des sources fiables d'information.

00:08:15: De discuter cette problématique des vaccins qu'est ce qui parle contre?

00:08:18: Qu'est-ce qui parle pour?

00:08:20: De démonter certaines fausses anxiétés que l'on peut avoir ou fausse crainte ou faussent informations qui tournent autour du domaine par exemple.

00:08:29: Donc je pense qu'il y a beaucoup, beaucoup de temps qui est passée par les collègues dans leur cabinet pour ce genre d'activité, qui malheureusement n'est pas extrêmement bien compensé sur le plan financier.

00:08:44: C'est une des difficultés auxquelles ils sont confrontés.

00:08:46: on ne rémunère pas beaucoup le dialogue en fait avec les parents l'information, le temps passé aussi avec peut-être d'autres professionnels de santé qui se sont aussi développées au cours de ces années.

00:08:59: Le pédale serait plus tout seul.

00:09:00: C'est plus le seul qui donne de l'information aux parents.

00:09:03: Il y a les écoles, il y a des sages-femmes pour les tout petits bébés.

00:09:07: Il ya énormément d'autres professionnels de santé qui tournent autour je dirais... ...de l'enfant en bonne santé comme l'enfer malade.

00:09:15: et là le pédiat reste quand même au centre et reste la personne de référence pour les parents.

00:09:20: Parlons de l'hôpital, vu que c'est un terrain que vous connaissez très bien.

00:09:23: L'hospital aussi s'est beaucoup modifié pour les enfants.

00:09:26: alors déjà il y a eu l'apparition d'Hôpitals Pour Les Enfants.

00:09:29: C'est déjà quelque chose.

00:09:30: et puis ensuite il ya l'Hopital Pour Les enfants qui inclut mieux les parents.

00:09:33: manifestement expliquez-nous cette évolution.

00:09:36: Ça c'était un changement je pense très important et très favorable qu'il y a eus.

00:09:40: dans ces dernières années Ces hôpitaux pédiatrics sont devenu vraiment des vrais hôpitos pour enfants.

00:09:46: Tout le monde qui travaille est orienté vers l'enfant que ça soit le médecin, le chirurgien.

00:09:52: L'infirmière, le physio, l'anesthésiste qui va ensuite prendre l'offre en salle d'opération à l'endormir les radiologues qui vont peut-être devoir faire aussi certaines procédures avant de faire leur IRM dans une bonne condition.

00:10:04: donc là il y a un développement considérable.

00:10:06: je dirais qu'il est devenu plus child friendly plus family friendly.

00:10:12: Je pense que vous évoquez aussi peut-être l'idée de que les parents étaient de mieux en mieux accueillis.

00:10:17: En fait,

00:10:18: c'est moins un parent taxi il y a peut être.

00:10:20: avant c'était le parent qui déposait l'enfant puis qui partait ?

00:10:23: C'est vrai !

00:10:23: Il y avait un certain temps mais ça s'est vieux.

00:10:25: je pense que moi j'ai pas vécu ça mais où les parents devaient quasiment abandonner leur enfant dans son lit et puis disparaître on n'avait pas tellement envie de les voir tourner là autour Et gêner le travail des infirmières et des médecins, ça a heureusement complètement changé.

00:10:40: Maintenant les parents sont au lit de l'enfant ils peuvent passer la nuit auprès d'eux enfants en tout cas un des deux parents.

00:10:47: C'est devenu possible quasiment dans toutes les cliniques pédiatriques et évidemment c'est extrêmement rassurant pour les enfants parce qu'imaginez des parents aussi qui peuvent accompagner leur enfant jusqu'au seuil de la salle d'opération.

00:10:59: donc là on a fait énormément de progrès.

00:11:01: et puis les parents sont aussi.

00:11:03: parfois alors est ce que c'est par manque de professionnels de santé?

00:11:07: je sais pas mais parfois ils sont impliqués aussi dans certains soins.

00:11:11: disons à leur enfant hospitalisé à l'hôpital

00:11:15: parlant de docteur google avant de parler du docteur chadj peter racontez-nous l'apparition de docteur google parce que ça vous l'avez vécu.

00:11:23: oui alors très, très clairement et aussi dans des domaines disons très pointus on se dirait beau flacombe l'oncologie par exemple ou quand même ces maladies sont un rares deux quand même complexes complètement différentes de celle qu'on va chez l'adulte.

00:11:38: donc on se dit bon les parents sont des grands inconnues ne connaissent vraiment pas grand chose de ce domaine.

00:11:45: puis en fait ça a vraiment commencé quand j'étais tout jeune assistant.

00:11:49: je me souviens du parent qui était venu d'Italie Avec le renfort qu'avait une tumeur cérébrale et le papa avait un dossier comme ça épais.

00:11:56: alors là il s'était pas au convainement docteur google.

00:11:58: Il avait recherché dans des bibliothèques, dans des publications papier dans les articles il avait sorti tout ce qui concernait cette tumeurs cérébral puis était venu nous consulter évidemment pas moi mais mon chef.

00:12:11: Pour avoir pour avoir des informations.

00:12:13: donc ça c'était un petit peu les premiers pas des parents qui eux-mêmes faisaient ces démarches complexe.

00:12:17: Un p'tit peu comme nous.

00:12:18: pour nous c'est beaucoup plus compliqué de chercher l'information.

00:12:21: donc ensuite il y a eu effectivement peut être l'explosion d'internet la facilité d'accès à ses données.

00:12:28: évidemment pour nous les professionnels on sert tout petit peu où aller chercher les bonnes informations, les bonne études, les données disons contrôlées qu'on peut avoir.

00:12:37: C'est plus difficile pour les parents et grand problème, je pense qu'on a eu avec Dr Google cette explosion des informations pour des gens qui ne sont pas du métier et parfois même pour nous comme professionnels difficultés de distinguer l'orge de livrets disons.

00:12:56: Le vrai du pas vrai le fake news de l'étude de super qualité.

00:13:02: donc c'est quelque chose que t'as paru.

00:13:04: C'est vrai ce que vous dites c'était pas nouveau C'est déjà un peu ancien et dépassé mais disons c'est quand même... Pour ça, cette courbe exponentielle trouve que c'était un bon exemple de voie de développement parce que peut-être il y a dix quinze ans, le début.

00:13:18: Et maintenant c' est déjà frais de se dépasser.

00:13:20: Est ce que ça a challenge?

00:13:21: la confiance ?

00:13:24: Est ce qu on vous fait moins confiance maintenant qu'il ya docteur Google ?

00:13:27: Est-ce qu'on vous fait plus confiance pour vérifier des informations ?

00:13:31: Je pense pas forcément moins confiance.

00:13:34: mais on vient avec un certain nombre préjugés parfois et d'attentes qui sont un petit peu extrêmes, je dirais quasiment ou fausses.

00:13:43: Parfois c'est un challenge pour nous parce qu'il y avait vraiment cette époque.

00:13:47: moi je me rappelle où j'ai commencé à apprendre le métier où le professeur qui était là devant nous et qui travaillait avec nous c'était un ponte c'étais un pape.

00:13:56: on croyait absolument tout ce qui nous disait comme la Bible.

00:13:59: et maintenant quand on donne un cours à l'université On a des étudiants face de nous comme vous là avec leur laptop ouvert, avec leurs iPhone et on ne sait pas très bien s'ils sont contrôlés ce qu'on leur raconte en fait.

00:14:13: Et probablement que c'est le cas !

00:14:15: Avec l'intelligence artificielle ?

00:14:16: C'est juste le prolongement de ça ou est-ce quelque chose de différent ?

00:14:21: Je peux reprendre cet exemple je pense de cette courbe exponentielle, un développement exponentiel des connaissances et surtout justement par ses algorithmes, la mise en commun extrêmement rapide.

00:14:35: La recherche et la mise comme un extrêmement rapides de ces connaissances qui fait en plus encore qu'il nous donne pour en plus une interprétation c'est pas forcément les données brut comme dans une étude puis c' est à nous de lire puis ça nous dit d'interpréter des chiffres.

00:14:51: là vous avez une inter prtation qui vous est faite aussi avec quelques hallucinations parfois parce que on est quand même encore au début.

00:15:01: Évidemment, un job qu'on doit apprendre c'est de contrôler la véracité et la plausibilité des données et surtout aussi des interprétations qui nous donnent.

00:15:13: Si on parle maintenant de la profession, les professionnels.

00:15:16: Comment est-ce qu'ils ont évolué ?

00:15:17: Est ce que le profil de celles et ceux qui s'intéressent à la pédiatrie a changé ?

00:15:21: Est-ce que les exigences de celle des ceux qui travaillent dans la pédiatrie a changer ?

00:15:24: Qu'est ce que vous avez observée ces dernières années ?

00:15:28: Oui

00:15:28: alors là aussi il y a eu d'énorme changement.

00:15:30: Je pense que dans le profile des professionnels une des choses qui sait énormément aussi développées et c'était une bonne chose c'est la spécialisation.

00:15:39: je pense effectivement au début même Quand j'ai commencé comme jeune assistant, je parlais de ces professeurs qu'ils avaient une vision extrêmement large.

00:15:51: L'âge complète de la pédiatrie pouvait parler d'un nouveau nez ou un adolescent et vous pouvez parler de santé physique, de santé mentale.

00:16:00: donc c'était des gens qui avait en tout cas qui donnaient l'impression de tout savoir.

00:16:08: Ces connaissances se sont tellement développées dans les dernières décades.

00:16:12: Comme maintenant c'est impossible au fond et comme en médecine de l'adulte le développement des spécialités pédiatres qui a été quelque chose de très important, de rapide.

00:16:21: Et je pense aussi jouer un rôle maintenant très positif dans la prise en charge des enfants dans l'amélioration de ces traitements.

00:16:30: vous savez qu on parle maintenant de médecines personnalisées quasiment.

00:16:34: donc ça ce n'aurait pas été possible sans que des spécialistes puissent être formés comme en médecine adulte.

00:16:42: Le risque c'est de voir l'enfant à travers uniquement sa spécialité, c'était de voir qu'une partie du enfant plutôt que d'appréhender la globalité du patient.

00:16:51: comment est-ce qu on évite ce risque là à l'ère de l'hyperspecialisation ?

00:16:56: Je crois qu'on a une chance.

00:16:58: dans la pédiatrice et même à cette époque actuel de cette spécialisation très poussée, on garde la vision d'ensemble.

00:17:08: Je crois que c'est différent.

00:17:09: C'est une bonne chose aussi par rapport à la médecine adulte où le cardiologue va voir son patient sur le plan du cœur et il va s'occuper des pulsations ou de l'impression artérielle, de les CG.

00:17:22: Il va faire peut-être quelques examens laboratoires mais tout est focalisé là dessus, il va être absolument peu intéressé en général aux autres domaines et je crois que dans la pédiatrie, pour la pédiatrie de cabinet c'est une.

00:17:33: Je suis persuadée que c'était le cas.

00:17:35: cette vision holistique elle reste mais elle reste aussi dans la médecine hospitalaire et je pense Un rôle aussi que nous avons maintenant peut-être, je me mets du côté des anciens de transmettre aussi cette nécessité.

00:17:51: De voir l'enfant non pas seulement à travers son prisme très étroit oncologique cardiologique neurologique mais devoir l'ensemble.

00:17:58: et au delà d'enfants la famille en reste une médecine de l'enfant mais aussi de la famille.

00:18:04: les frères et sœurs les parents ou les responsables de l''enfant parfois les grands-parents On garde cette vision là, et moi ça me plaît beaucoup.

00:18:13: Et c'est aussi ce que j'essaie de transmettre au collègue plus jeune.

00:18:17: Dans les évolutions, il y a aussi le médecin d'avantage connecté.

00:18:20: C'est connecter avec ses consoeurs et confrères.

00:18:23: Ça c'est le travail en réseau dont on peut parler mais avant ça... Le médecent qu'on consulte de manière connectée.

00:18:28: La télémédicine qui est pas toute récente et apparue cette dernière dizaine d'années.

00:18:34: Finalement, le médecins est lui-même un peu devenu Docteur.

00:18:36: Google au tout cas est devenu le docteur numérique que l'on voit à travers une visio-conférence.

00:18:42: Il a encore un visage heureusement par rapport aux Docteurs Google.

00:18:46: La télémédecine, c'est quelque chose qui n'est pas non plus tout à fait nouveau.

00:18:51: Je pense qu'elle s'est développée un petit peu sous deux pressions, je dirais... D'une part bien sûr le Covid.

00:18:58: Un moment donné où les familles avaient extrêmement peur de venir à l'hôpital avec leurs enfants parce que ils étaient persuadés qu'il allait s'infecter à l''hôpitale alors qu'en fait on avait très peu d'enfants malades et des enfants contaminant potentiellement d'autres enfants.

00:19:11: donc là on a eu des hôpitaux assez vides Et c'était une très bonne possibilité quand même d'offrir un contact avec un médecin aux patients entre autres, avec des maladies chroniques qui doivent avoir leur contrôle régulier.

00:19:25: Ça a été certainement un des drives de cette médecine.

00:19:30: et l'autre c'est la problématique qu'on a un peu du manque d'effectifs si on veut, de la surcharge d'une part des praticiens en cabinet et d'autre part des urgences pédiatriques.

00:19:44: Donc il a fallu développer des stratégies pour un petit peu contrevenir à ces difficultés, à ses engorgements et la télémédecine a été un des moyens disons.

00:19:55: Et là aussi, l'intelligence artificielle joue un rôle très positif.

00:20:00: Ces algorithmes apprennent avec le temps et se sont améliorés.

00:20:03: J'avais assez peur au début.

00:20:05: Je pense qu'il y a dix ans en arrière je n'aurais pas tellement voulu consulter un télémédecin pour mon enfant personnellement.

00:20:13: mais je crois que les choses ont aussi beaucoup évolué là.

00:20:17: Les formations des gens qui travaillent dans la télemédecine se sont.

00:20:21: On a élargi le spectre aussi, c'est pas toujours que des médecins.

00:20:25: C'était infirmé en pratique avancée parfois mais qui repose leurs diagnostics ou leur d'évaluation sur les algorithmes qui se sont améliorés.

00:20:38: et là je pense qu'on sait un bon moyen de pallier en partie à ce manque d'effectifs.

00:20:45: Vous connaissez cette expression, il faut un village pour élever en enfant.

00:20:49: Il y a l'expression aussi qu'il faut un village pour soigner un enfant.

00:20:52: Ça c'est la médecine en réseau.

00:20:53: C'est l'idée que ce n'est plus un pédiatre qui vient soigner une personne mais que c'était toujours ou davantage un réseau.

00:21:00: comment ça s'a évolué ces dernières années ?

00:21:02: Comment est-ce que les médecins se sont davantage connectés dans la pédiatrie pour travailler ensemble?

00:21:07: Alors bon, il y a des médecines entre eux d'une part.

00:21:10: Donc évidemment la société de pédiatrie là qui fait ce jubilé cette année, je pense joue un rôle en connectant les gens.

00:21:17: En prenant en charge aussi leur formation post grade pour nos assistants mais aussi continu comme dans un congrès comme aujourd'hui en mettant des gens réservants leur donne la possibilité de se rencontrer.

00:21:30: et bien sûr au-delà de la de la médecine pédiatriques Bien sûr qu'il faut évoquer les autres thérapeutes, les autres professionnels de santé qui gravitent autour de l'enfant en bonne santé ou malade.

00:21:44: Et là aussi bien sur avec le développement des moyens de communication que on a vu ces dernières dix, quinze, vingt ans... On a facilité je pense ses contacts et on a dû développer un certain respect pour des groupes professionnels.

00:22:01: Je pense aux sages femmes par exemple avec lesquels de bons échanges.

00:22:05: On doit développer peut-être des collaborations avec certaines formations, on doit améliorer nos collaborations avec l'école.

00:22:13: c'est aussi un domaine où bien sûr les enfants se trouvent et se trouve une bonne partie de leur vie.

00:22:21: finalement donc l'échange avec les professionnels scolaires est devenu quelque chose de très important aussi avec tous les petits problèmes qui peuvent apparaître à l'École.

00:22:32: Je pense pas tellement la santé physique, mais là plutôt la santé mentale ou les problèmes disons sociaux qui peuvent apparaître là et où le pédiatre tout seul n'arrive pas à résoudre.

00:22:43: Le problème évidemment

00:22:44: si on parle des vingt-cinq prochaines années a votre avis c'est quoi?

00:22:48: Les défis qu'ils vont qui vont arriver?

00:22:51: il y a quelques défis qui sont évidents qu'on a déjà à présent devant nous.

00:22:55: Entre autres, effectivement c'est manque d'effectifs.

00:22:58: on dit souvent les pédiatres sont surchargés il y a des espèces de déserts pédiatriques.

00:23:04: alors on en parle plus en France peut-être encore qu'en Suisse mais on a mandaté justement une étude récente par l'institut médecin social et préventif à Berne pour avoir un peu une idée en Suisse de la situation.

00:23:18: on s'est rendu compte que effectivement il ya des disparités entre les régions ça fait clair avec des campagnes qui sont moins bien desservies que les villes.

00:23:27: Il y a différents suisse-romans de Suisse-allémanique dans la densité pédiatrique.

00:23:33: donc aussi là, la possibilité d'accéder à ces soins... Il

00:23:36: y plus de densités en Suisse allémaniques

00:23:38: ?

00:23:38: Un petit peu plus en Suice-Romande

00:23:39: mais surtout

00:23:40: dans les villES.

00:23:42: Surtout dans les villages.

00:23:43: En Suisse, il y a aussi des déserts pédiatriques dans les régions de campagne.

00:23:48: Donc ça c'est certainement un challenge, et ce n'est pas un challenge qui est très facile.

00:23:53: Il faut répondre mais c'était pas tout à fait simple parce qu'il y a beaucoup de facteurs à considérer.

00:24:01: Un autre défi ou pédiatrie suisse engage beaucoup la problématique des tarifs.

00:24:06: Actuellement vous savez que il ya un nouveau tarif Pour les prestations ambulatoires, le Tardoc qui a été introduit au début de l'année.

00:24:14: il est encore un peu tôt pour se faire une idée.

00:24:15: L'idée globale des politiciens qui l'ont développé en collaboration avec aussi les médecins et les assureurs c'était mieux de revaloriser en fait pas seulement la pédiatrie mais la médecine de première cour comme on l'appelle les généralistes, les pédiâtres, les pédopsychiatres et psychiatre d'adultes Parce que ces prestations comme je disais, le dialogue et les prestations d'échange avec les patients étaient certainement sous valorisé par rapport aux actes.

00:24:46: Alors effectivement ce TARDOC devrait permettre une certaine amélioration.

00:24:50: Les premières impressions qu'on a de nos collègues installés sont plutôt positives pour le moment mais on est un petit peu en souci pour l'avenir d'autant plus que le système prévoit une neutralité des coûts.

00:25:03: Donc on doit se balader dans une certaine fourchette.

00:25:07: On n'a pas le droit de tout à coup faire vingt pour cent plus pendant des années.

00:25:11: donc c'est quelque chose qui pourrait se retourner contre nous, contre les médecins de premier cours dans un deuxième temps et je crois qu'un problème que l'on a entendu parler dans les derniers taux ici qui est pas seulement en relation avec le climate change mais qui est vraiment un problème général c'était la santé des adolescents.

00:25:30: là aussi peut-être driving force le Covid, en tout cas un révélateur d'un problème de santé mentale chez les jeunes qu'on avait je pense ignoré ou pas vu vraiment et qui est un petit peu explosée à la vue de tout le monde.

00:25:46: À ce moment là avec de nouveau là aussi le manque de professionnels relativement de professionnel pour les prendre en charge

00:25:53: ces prochaines années les pédiatres risquent d'être un peu désemparés par la santé psychique de leur patient.

00:25:59: Je pense que ça dépend beaucoup de la réponse qu'on va pouvoir apporter à ce problème.

00:26:03: Si on arrive effectivement a former plus de monde, améliorer l'accès, améler les mesures de prévention aussi... J'ai quand même bon espoir qu'ont puisse gérer la problématique.

00:26:18: On voit que depuis l'épisode du Covid il y avait une espèce de grand pic avec cette révélation du problème.

00:26:24: La situation c'est peut-être un petit peu maintenant stabilisée.

00:26:28: Là aussi, les gens ont dû se mettre en réseau entre les services ambulatoires et hospitaliers de pédopsychiatrie.

00:26:33: Je pense que le système est en train d'adapter.

00:26:37: Merci beaucoup Nicolas van der Veil !

00:26:43: C'était Fort pour Les enfants.

00:26:45: podcast sur Le bien-être de l'enfant avec Jonas Schneider.

00:26:49: Le podcast

00:26:49: de Pédiatrice Suisse

00:26:51: est disponible sur toutes les plateformes de podcasts

00:26:53: courantes.

00:26:54: Pour plus d'informations sur Pédyatrice

00:26:56: suisse

00:26:56: et sur cet anniversaire

00:26:58: rentre-toi sur paediatrichevades.ch.

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